La procédure de sevrage de la ventilation mécanique (SVM) de l’enfant est comparable à celle de l’adulte. Dans la littérature pédiatrique, le taux d’échec du SVM est compris entre 1,4 et 34 %. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, d’indices prédictifs de l’issue du SVM suffisamment performants. Les critères de sevrabilité, à rechercher journellement, n’ont été ni validés, ni adaptés à l’enfant. Le test de ventilation spontanée (TVS), test de référence de la procédure de SVM précède l’extubation ; il peut être réalisé indifféremment en aide inspiratoire ou en ventilation spontanée (pièce en T, enceinte de Hood, ballon d’anesthésie générant une pression expiratoire positive). Les protocoles de SVM standardisés (qui peuvent être conduits par ordinateur) n’ont fait l’objet que de trois études pédiatriques et leur impact sur la diminution de la durée de la ventilation mécanique reste à démontrer. Ils devraient être associés à un protocole conjoint d’arrêt de la sédation. Le clinicien doit savoir s’affranchir d’un ou de plusieurs critères de sevrabilité, de tolérance du TVS et/ou du protocole de SVM standardisé, s’il juge que le patient peut être sevré de la ventilation mécanique. L’avènement de la ventilation non-invasive, dont la place dans le SVM chez l’enfant doit être précisée, pourrait, à l’avenir, modifier les définitions du succès et de l’échec du SVM.
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