L’induction anesthésique chez l’enfant peut se faire soit par inhalation à l’aide de vapeurs halogénés, soit par voie IV. Certains agents intraveineux sont utilisés hors AMM, et aucune forme galénique pédiatrique n’est disponible. Les hypnotiques IV les plus utilisés actuellement sont le propofol, le thiopental, la kétamine et l’étomidate. Les posologies des hypnotiques sont plus élevées chez le petit enfant (à l’exception du nouveau-né chez qui il faut réduire les doses de la plupart des agents) que chez le grand enfant et l’adulte. L’induction au propofol, en diminuant les nausées-vomissements postopératoires par rapport à l’induction inhalatoire, paraît intéressante en termes de coût. L’AIVOC de propofol est en développement, à l’aide de modèles pharmacocinétiques spécifiques à l’enfant. Les analgésiques morphiniques les plus utilisés sont le sufentanil, l’alfentanil et le rémifentanil. Le rémifentanil n’est pas recommandé en dessous de l’âge d’un an en raison de ses effets bradycardisants, dont les mécanismes ne sont pas totalement élucidés. Si le rémifentanil est utilisé chez le tout-petit, il faut éviter le bolus initial, réduire les posologies et administrer préalablement de l’atropine, bien que celle-ci ne prévienne pas totalement la bradycardie. La curarisation pour l’intubation, jusqu’ici non recommandée chez l’enfant en France, pourrait améliorer les conditions d’intubation chez le nourrisson et réduire le risque de complication respiratoire à l’induction
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