La douleur post-thoracotomie est considérée comme une des plus intenses après une chirurgie [1]. C’est une douleur complexe car elle implique des mécanismes physiopathologiques différents : une composante nociceptive (inflammatoire) véhiculée par des fibres somatiques et viscérales, comme pour toute douleur post chirurgicale, auquel s’ajoute une composante neuropathique importante.
Par ailleurs, les enfants opérés en chirurgie thoracique présentent souvent de faibles réserves fonctionnelles cardiorespiratoires, ce qui aggrave les conséquences de la douleur aiguë post-thoracotomie (inhibition de la toux et du soupir) sur la fonction ventilatoire et cardiaque.
La prise en charge des patients opérés d’une thoracotomie est un double défi, car le traitement de la douleur aiguë doit être optimal, au repos et à l’effort, pour une bonne réhabilitation à court terme mais également pour prévenir l’apparition de douleur chronique. |