Les traumatismes crâniens graves (TCG) de l’enfant continuent de représenter une cause importante de mortalité et de morbidité chez l’enfant [1-3]. Ils nécessitent une prise en charge précoce sur les lieux de l’accident qui, en France, est réalisée par les équipes des SAMU et se poursuit à l’hôpital. Environ 20 % de ces patients vont nécessiter une intervention chirurgicale en urgence, le plus souvent en rapport avec une lésion extra-crânienne, et dans 10 % des cas pour évacuer un hématome intracrânien [3,4]. La prise en charge initiale de ces patients nécessite une évaluation précise de l’état cérébral, ainsi que des autres détresses vitales souvent associées. Les agressions cérébrales secondaires d’origine systémique (ACSOS) doivent être traitées agressivement voire mieux prévenues, en optimisant l’état cardiorespiratoire de l’enfant [5]. L’anesthésiste en charge de l’enfant TCG joue un rôle central lors de la période péri-opératoire. Afin de répondre aux différents objectifs complexes, évoqués ci-dessus, il doit avoir une bonne connaissance des mécanismes physiopathologiques sous-jacents, des principes de neuroréanimation utilisables au bloc opératoire, ainsi que des effets de la plupart des agents anesthésiques utilisés sur l’hémodynamique cérébrale.
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