L’incidence du risque allergique per-anesthésique chez l’enfant est estimée à 1/7741 pour tous types d’anesthésies confondus. Ce risque est dominé par l’allergie au latex avec une incidence de 1/10159 anesthésies. Les facteurs de risque de sensibilisation au latex sont connus et la prévention primaire est efficace chez les patients à risque de sensibilisation au latex. A la différence de l’adulte, les curares sont rarement impliqués chez l’enfant avec une fréquence des réactions anaphylactiques de 1/81275 pour tous types d’anesthésies confondus. Une classification clinique (de Ring et Messmer) permet de stratifier la gravité des réactions et de guider leur traitement. La symptomatologie clinique associe des signes cardio-vasculaires, respiratoires et cutanéo-muqueux selon un degré de gravité variable.
Le traitement des réactions graves est fondé sur l’adrénaline associée à une expansion volémique. Le bilan allergologique (biologique et cutané) fait partie intégrante de la prise en charge du patient. Le bilan cutané, confronté à l’histoire clinique, a pour but d’identifier le mécanisme physiopathologique de la réaction et la substance responsable de celle-ci.
En anesthésie pédiatrique, les réactions anaphylactiques sont rares avec les curares alors qu’elles sont plus fréquentes avec le latex. De ce fait, la réduction du risque allergique en anesthésie pédiatrique passe essentiellement par l’éviction du latex. |